CLEFS vous souhaite la bienvenue

Appel à la rencontre des amoureux de la vie.

La constitution, au plan local comme à l'échelle nationale et européenne, d'un "front républicain pour la démocratie, les libertés et la solidarité", s'impose de toute évidence et en toute urgence.

C'est ma conviction.

Les dérives vers des régimes anti-démocratiques, manipulateurs et menteurs, s'accentuent de jour en jour.


En France, un seul homme gouverne, décide, nomme et règlemente, à l'insu d'un Parlement réduit au rôle d'une chambre d'enregistrement.
Tous les pouvoirs, y compris ceux qui devraient être absolument indépendants comme la justice ou les médias, sont concentrés entre ses mains.

En Italie, le Président du Conseil est aussi l'homme le plus riche du pays, propriétaire de droit ou de fait des principaux médias et qui a bâti sa fortune grâce aux liens qui l'ont uni à la Mafia.

M. Barroso, à la tête du Conseil de l'Europe, est réputé être à la solde des chefs d'Etats qui ne veulent surtout pas d'une Europe forte, capable de parler d'une seule voix. Il a été remis en selle parce qu'il ne fait pas d'ombre à celles et à ceux qui défendent bec et ongle, les intérêts spécifiques des pays membres.

Les riches sont devenus d'une insolence rare. Ils devaient, pendant un temps, manoeuvrer dans les coulisses, se tenir officiellement éloignés des lieux de pouvoir, jouir de leurs privilèges dans des cercles fermés. Il n'y a pas de mal à être riche.


Aujourd'hui, ils copinent sans scrupule avec la nomenklatura politique. Ils se plaisent à faire entendre et comprendre qu'ils sont eux, les vrais décideurs. En leur qualité de producteurs de richesses ils ont le droit de prétendre à une situation hégémonique, bien au-dessus des élus qui leur doivent le respect. Ils n'hésitent pas à les acheter et c'est en cela qu'ils sont condamnables.

Le peuple, dans cette configuration nouvelle, n'a plus son mot à dire. Plus que jamais il doit se soumettre, de gré ou de force.


A Colmar, notre démocratie locale est malmenée depuis 1995, par un homme qui ne s'écoute que lui-même
. Au sein de sa majorité faite de bric et de broc, on ne compte pas les personnes qui souffrent d'être tenues pour des quantités négligeables. Je ne les plains pas. Elles ont fait ce choix. Mais c'est dire à quel point l'homme qui règne sur la ville n'a pas conscience que la ville ne lui appartient pas, à lui, personnellement.


Les monarques ont la vie dure. Des têtes ont été coupées pour signifier qu'aucun homme n'a le droit de disposer des autres à sa guise. Elles repoussent régulièrement.


Nicolas Sarkozy est en plein délire monarchique.

Gilbert Meyer n'a pas la même étoffe, loin de là et heureusement, mais à sa place et à sa manière, il joue de son petit pouvoir en digne autocrate.


La situation politique est très dégradée. Aucun parti d'opposition n'est en capacité de relever seul les défis auxquels nous sommes confrontés: violences urbaines, violences dans les rapports sociaux de toutes sortes, résignation, découragement, sentiment d'écoeurement, jeunesse sans perspectives d'avenir, destructions massives d'emplois, dureté incroyable envers les demandeurs d'asile et les petites gens sans ressources, "flicage" à tous les coins de rue, mise à mal de la nature et du cadre de vie, etc...


J'en appelle à celles et à ceux qui, quelle que soit leur appartenance partisane, ont conscience des enjeux dramatiques qui sont devant nous, à se retrouver, à unir leurs efforts pour combattre ce qui doit l'être du côté des actuels détenteurs du pouvoir et pour bâtir sur des bases plus fraternelles, plus justes et plus respectueuses de tout être, une société au sein de laquelle le dialogue et la négociation l'emportent sur l'autoritarisme d'individus imbus de leur pouvoir.


La beauté de notre univers et de nos vies ne mérite pas d'être massacrée. Nous avons l'ardente obligation de la préserver et l'intelligence nécessaire pour le faire. A condition de nous libérer des griffes de ceux dont l'intérêt supérieur est de tout garder pour leur jouissance exclusive.

La liberté ne s'offre pas, elle se prend.

 

Bernard Rodenstein

Dim 20 sep 2009 4 commentaires
Avec le " Fredelis ", je frétillerais avec délices si, à Colmar, il se produisait un frémissement parmi tous ceux qui, insatisfaits de la manière dont  les affaires sont traitées par la municipalité ( et qui sont allés jusqu'à proposer des listes pour les élections ! ).

A première vue, ce qui ne passe pas en général, et soulève beaucoup d'interrogations, c'est le nouvel aménagement de la vieille ville à la Montagne Verte et aux Unterlinden, et le sempiternel problème de la circulation à vélo.

Simultanément, commencent à se mettre en place les conseils de quartier.

Or, je vois bien des réactions ou propositions, fort judicieuses, mais en ordre dispersé ( voir Clefs, et Bougeons les lignes, ainsi que le PS; les Verts m'ont échappé sauf erreur ).

Est-ce que le moment ne serait pas venu pour tous ces braves gens, pleins d'idées géniales, de les confronter, et d'essayer d'avancer par un travail en commun, absolument indispensable, si un jour on veut que d'autres méthodes puissent voir le jour, et s'appliquer ?







 
Franz - le 25/09/2009 à 17h31
Tout à fait!
A "Bougeons les lignes!" nous sommes prêts à discuter.
http://www.colmar-web-libre.org/index.php?option=com_ccboard&view=postlist&forum=1&topic=22

Florian Brunner,
secrétaire de "Bougeons les lignes!"
Florian Brunner - le 25/09/2009 à 20h53

Juin-Août 2009 : Une période déterminante pour le droit constitutionnel français

 

Florian Brunner - le 25/09/2009 à 21h02

Juin-août 2009, la plupart des français prenaient la route des vacances, pressés par leur lassitude. 2009 fût une année rude, le tourbillon de la crise fît voler en éclats nos certitudes pour ouvrir le temps de l’introspection. En cette période atténuée mais non moins déterminante, quel chemin a prît notre droit constitutionnel ? Il n’a pas prît de repos et a ouvert ses cahiers de vacances. A la rentrée fera-t-il des progrès ? Nous verrons que notre constitution et sa pratique paraissent conduire à une hyper présidentialisation du régime alors que la voie vers une dé présidentialisation semble trouver un nouvel élan. Nous nous pencherons sur une période paradoxale, mais n’est-ce pas là la particularité de notre droit constitutionnel ? Un paradoxe entretenu ?

I.

Une présidentialisation du régime qui s’accentue…

A.

Des réformes constitutionnelles et pénales

Depuis la réforme constitutionnelle de juillet 2008, le président de la république peut se rendre devant l’assemblée nationale pour prononcer un discours de politique générale.

C’est ce qu’il a fait le lundi 22 juin 2009.

Après le succès des listes UMP aux européennes, la perdition de la gauche, l’explosion en plein vol de François Bayrou, Nicolas Sarkozy prît les effets du commandeur, escalada le tabouret mis à sa disposition pour surgir au sein des applaudissements.

Le monarque républicain brillait de tous ses feux.

Journalistes de presse, de radio et surtout de télévision étaient tous là pour porter le sacre.L’assemblée nationale, théâtre de la communication élyséenne.

Une fois la comète passée, les spectateurs studieux eurent le privilège de débattre.Cet évènement est une atteinte à la séparation des pouvoirs, non pas par le fait que le président aille devant l’assemblée mais par la manière dont il y va. La mesure est clairement exploitée à son avantage.

Le président prend un poids supplémentaire dans nos institutions.

Nicolas Sarkozy étant lui-même persuadé que la France a besoin d’un timonier vigoureux, vision gaullienne par excellence, du moins le pense-t-on.

C’est du gaullisme sans lien fort avec le peuple, c’est du gaullisme sans remise en question, c’est du gaullisme sans référendum, c’est du gaullisme sans la participation, ce n’est pas du gaullisme c’est du sarkozysme.

Le sarkozysme s’étend de Philipe de Villier à Jean-Marie Boeckel, c’est un grand écart qui tient par le seul talent d’équilibriste du président. Ainsi Nicolas Sarkozy entraine notre constitution dans une hyper présidentialisation, une hyper présidentialisation qui balaye les clivages de l’extrême droite au centre gauche pour préparer un bouillon idéologique portant le doux nom d’UMP.

Mais notre président ne s’en tient pas là et semble préparer une atteinte plus flagrante à la séparation des pouvoirs : la suppression du juge d’instruction.Il serait remplacé par un juge de l’enquête et des libertés qui contrôlerait le déroulement des enquêtes mais ne les dirigerait plus.

Or si le nombre d’affaires dont il est saisi n’a cessé de diminuer, pour représenter moins de 5% des affaires pénales aujourd’hui, ce qui représente tout de même en France pour la seule année 2008 plus de 23 000 procédures, le juge d’instruction est chargé des crimes et des très sensibles affaires politico-financières.L’ensemble des enquêtes sera dorénavant conduite par le parquet dont l’indépendance par rapport au pouvoir exécutif n’est pas envisagée par le comité Léger.

Si la réforme va à son terme, le parquet sera à la fois l’accusateur et celui qui jugera de l’opportunité des poursuites.

Il maîtrisera le processus depuis l’enquête préliminaire jusqu’à l’audience et au moment des éventuels recours.

Les affaires les plus délicates lui seront aussi confiées.

Ses enquêtes seront deux fois subordonnées, à la fois au pouvoir politique et à leur hiérarchie.

Ainsi si ils conservent leur statut actuel, les membres du parquet seront rapidement suspectés de partialité dans les affaires les plus sensibles.

En accédant à un statut d’indépendance, ils perdront leur légitimité de relai d’une politique pénale, mais dans le contexte actuel ils ne pourront continuer à recevoir des instructions, d’autant plus que d’après la Cour européenne des droits de l’homme, le procureur français n’est pas une autorité judiciaire, en raison de ses liens avec le pouvoir exécutif.

La réforme n’en est pas à son achèvement, elle évoluera, pour l’instant elle prend l’allure d’un contrôle accru de l’exécutif sur le judiciaire.

 

B.

De l’évolution de l’opposition

Sonnée par son score des européennes et les escapades d’un Manuel Valls déchaîné, la gauche s’est retrouvée (en apparence) lors de son université de rentrée.

Elle pouvait se rassurer, ses sauveurs se révélaient.

Le fringuant Arnaud Montebourg accompagné de son valet Benoît Hamon apportaient le miracle, le miracle de la résurrection : des primaires pour les présidentielles…

Souvent l’exemple américain est évoqué, Barack Obama a surgit grâce aux primaires. Le débat est à nouveau personnalisé.

On peut s’interroger sur la pertinence de cette démarche.

Les présidentielles américaines se déroulent en un tour d’où les primaires qui font office de pré-tour. Les primaires américaines sont l’équivalent du premier tour français.

De plus l’extrême gauche et le MoDem ont annoncé leur refus de participer à cet exercice. Le PS n’est pas le parti démocrate français.

Le système américain est résolument bipolaire, tourné vers les présidentielles.

Les partis ne s’animant véritablement qu’à cette échéance.

Le système français est globalement bipolaire mais admet une diversité d’idéologies et de structures. On aura beau étendre l’UMP, un pôle centriste continuera d’émerger. Quant à la gauche, elle ne se résume pas au PS mais contient d’autres entités du NPA au Parti Radical en passant par le Front de Gauche.Les français tolèrent la bipolarisation sans s’y soumettre.

Les primaires du PS semblent ainsi être un artifice nourrissant l’illusion d’un sursaut.L’apport des primaires du PS à notre régime sera semble-t-il sans effets déterminants. On pousse simplement à la présidentialisation.

Le PS suit l’évolution sarkozyenne, n’est-ce pas quelque peu contradictoire ?

Les socialistes, des sarkozystes refoulés ?

Disons qu’une petite poignée de présidentiables veut tenter sa chance.

Enfin Vincent Peillon inaugura une démarche intéressante en réunissant les repr&

Florian Brunner - le 25/09/2009 à 21h06