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Les jeunes qui font leurs études à Colmar et qui ne peuvent rentrer chez eux le week end, ont pris l'habitude
de donner le nom de "Cauchemard" à notre ville qui traditionnellement s'appelle Colmar. C'est vraiment bien vu. La paresse intellectuelle, si ce n'est leur incapacité intellectuelle, fait que nos
élus se reposent sur le touriste, en saison d'été et en hiver, pour animer notre ville. En dehors de ces périodes universellement migratoires, Colmar affiche son vrai visage, celui d'une ville
qui n'a rien à offrir, surtout pas à sa jeunesse. Lamentable. Que chacune et chacun se contente de la télévision! Que chacune et chacun se débrouille! Circulez, il n'y a rien à voir. Les gens
aisés, à Colmar, disposent de leurs résidences secondaires, au Lac de Garde ou ailleurs. Ils ne "s'emmerdent" pas en ville. Les autres, ceux et celles qui sont moins fortunés se font pendre
ailleurs!
Manque d'imagination? Manque d'intérêt et de respect pour les citoyens? Mépris pour tout ce qui ne remplit pas les tiroirs caisses des spécialistes du tourisme!
Cauchemard! Le nom est bien trouvé. Il dit tout le dépit de cette jeunesse qui ne trouve pas sa place dans notre cité. Une cité encroutée. Une ville gérée par un épicier, un gagne petit. Lui seul
sait ce qui est bon pour Colmar. A la niche tous ceux et toutes celles qui voudraient avoir leur mot à dire, qui se sentent tout aussi concernés que lui, tout autant qualifiés pour faire valoir
leur point de vue.
Notre Sarkozy local règne en maître absolu. Il est persuadé d'être le seul dépositaire de toute la vérité. Rien n'ébranle ses certitudes. Jusqu'au jour où une majorité de concitoyens enfin
clairvoyants décidera de déboulonner ce "génie" qui s'auto glorifie à toutes occasions et qui, à force de se trouver le plus beau dans sa glace en se rasant, ne peut pas imaginer Colmar sans lui.
Nous, si, sans problème, avec joie et soulagement.
Bernard Rodenstein
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