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CLEFS
L’année 2010 est ouverte : les hommes politiques se congratulent !
Nicolas Sarkozy, Président de la République, est fier de son bilan. Il a lancé un vaste chantier de réformation de notre pays, les résultats sont au rendez vous.
Le chômage à la hausse, les situations désastreuses de très nombreuses familles surendettées, n’ont évidemment rien à voir avec son action.
Lui, c’est le démantèlement des services publics et l’enrichissement des actionnaires qui récupèrent les bijoux de famille qui jusque là, appartenaient à l’ensemble du pays.
Son objectif est de servir les intérêts d’une seule classe, la classe des possédants. Il ne fait pas dans la dentelle. Il avance à marche forcée. Il est sûr de son bon droit et de son combat.
A Colmar, Gilbert Meyer s’est également très généreusement auto congratulé pour toutes ses œuvres. Si quelqu’un pouvait encore douter de sa grandeur, il faut désormais se faire à l’idée que notre maire est un grand homme sollicité par tous les décideurs de notre pays et même loin au-delà. ( Pour les détails, voir les comptes rendus des journaux du 5 Janvier de la séance des vœux)
Comme tous les ans, on se tord de rire en découvrant l’étendue des lectures de cet homme réputé pour sa culture universelle. Aristote, Paul Valéry, Saint- John Perse, Saint Augustin, Lévi-Strauss…n’en jetez plus, la cour est pleine ! Je suis prêt à parier que jusqu’au 1 Janvier de cette année, il ignorait l’existence de la plupart de ces génies.
Il est vrai que certains ont une capacité d’assimilation hors du commun. Ce qui ne fait que confirmer leur exceptionnelle intelligence.
CLEFS aurait pour sa part quelques suggestions à faire pour améliorer encore les performances de ces êtres hors du commun :
Outre ces bons conseils à la « bonne société française », CLEFS s’empresse aussi de proclamer que, par tous les moyens à sa disposition, elle portera la contradiction aux défenseurs des théories criminelles ci-dessus et se fera un devoir et un plaisir de plaider pour une autre manière de vivre ensemble ( n’en déplaise à d’aucuns) : celle du respect mutuel, celle du vivre ensemble, celle de la fraternité qui vise à la justice et à l’égalité.
Bernard Rodenstein
Je vous livre ici un intéressant article d'Hervé Algarrondo paru dans le NOUVEL OBS cette semaine, article qui devrait vous rassurer:
"Nicolas Sarkozy sera selon toute vraisemblance battu en 2012 : l'affirmer, ce n'est pas tirer des plans sur la comète mais tirer la leçon des élections présidentielles passées : aucun chef de l'exécutif sortant n'a été réélu. François Mitterrand et Jacques Chirac ont certes été reconduits, mais après avoir perdu des élections législatives et été contraints à la cohabitation avec des Premiers ministres qui étaient de fait les patrons de l'exécutif. En 2002, pour prendre l'exemple le plus récent, le véritable sortant, ce n'était pas Jacques Chirac mais Lionel Jospin, qui non seulement a été battu mais éliminé dès le premier tour.
Ne jamais l'oublier : comme le répète Sarkozy lui-même, les Français sont régicides, ils coupent la tête de leurs rois dès qu'on leur en donne l'occasion. En 2012, l'actuel président sera dans la situation d'un seul de ses prédécesseurs, Valéry Giscard d'Estaing, qui a sollicité un deuxième mandat alors qu'il était président de plein exercice. On sait ce qu'il lui est advenu en 1981... Même de Gaulle n'a pas été formellement réélu en 1965 : en 1958, il avait été désigné par un collège de notables.
Naturellement, l'histoire ne se répète pas toujours : ce qui ne s'est jamais produit peut survenir. Pendant plusieurs décennies, des constitutionnalistes ont assuré qu'il n'y aurait jamais de cohabitation, étant donné la sagesse des Français. Puis les cohabitations se sont enchaînées... Il faut d'autant moins éliminer complètement Sarkozy qu'il a montré en 2007 sa capacité à aller chercher les électeurs où qu'ils se trouvent, y compris à l'extrême droite.
Mais le présenter comme le favori de 2012 résulte d'une illusion d'optique : ce n'est pas parce qu'il est en place et que l'on est en peine de désigner celui ou celle qui sera son (sa) concurrent(e) au second tour qu'il occupe la pole position. La malédiction qui frappe les sortants en France n'est pas son seul handicap : depuis la fin 2007, il est continûment impopulaire. Le sentiment anti-Sarko est largement aussi fort aujourd'hui que le sentiment anti-Giscard à l'approche de 1981. Il est avivé par la volonté de l'hôte actuel de l'Elysée de concentrer tous les pouvoirs. En 2012, Sarkozy apparaîtra à la fois comme le président et le Premier ministre sortants : la tentation sera grande pour les Français de débrancher cet infatigable lapin Duracell "