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CLEFS pour Colmar |
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L'association CLEFS (Colmar, liberté d'entreprendre, forces de la solidarité) a vu le jour 2 ans avant les municipales 2008 à Colmar. Un groupe de citoyens issus de différentes familles politiques, syndicales, associatives, a décidé de s'engager politiquement sur les bases d'un
projet urbain devant être élaboré avec les habitants eux-mêmes, grâce à la création de véritables conseils de quartiers et de structures de concertation. Nouveaux venus et bousculant le jeu traditionnel des partis, nous avons réalisé le score honorable de 6,1%, presque autant que les Verts et le PS. Forts de cette légitimité, les membres de CLEFS restent actifs pour Colmar. L'implication de tous les citoyens dans les affaires qui les concernent est loin d'être gagnée. Par
ce blog, Clefs entend y contribuer avec vous qui nous y rejoignez.














Clefs ne se demande pas ce que le Maire peut faire pour les colmariens. Clefs demande aux colmariens ce qu’ils sont prêts à faire pour eux-mêmes et pour leur ville. Embarquement immédiat
pour le plus beau des combats : organiser ensemble notre vie de citoyens !
« Quand le dernier arbre sera abattu,
La dernière rivière empoisonnée,
Le dernier poisson pêché,
Alors vous découvrirez
Que l’argent ne se mange pas... »
Proverbe Cree (Indiens du Canada)
"Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au « mieux » stigmatisante, au pire raciste.
Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population."
Lire la suite iciC'est ma conviction.
Les dérives vers des régimes anti-démocratiques, manipulateurs et menteurs, s'accentuent de jour en jour.
En France, un seul homme gouverne, décide, nomme et règlemente, à l'insu d'un Parlement réduit au rôle d'une chambre d'enregistrement. Tous les pouvoirs, y compris ceux qui devraient
être absolument indépendants comme la justice ou les médias, sont concentrés entre ses mains.
En Italie, le Président du Conseil est aussi l'homme le plus riche du pays, propriétaire de droit ou de fait des principaux médias et qui a bâti sa fortune grâce aux liens qui
l'ont uni à la Mafia.
M. Barroso, à la tête du Conseil de l'Europe, est réputé être à la solde des chefs d'Etats qui ne veulent surtout pas d'une Europe forte, capable de parler d'une seule voix. Il a été remis en selle parce qu'il ne fait pas d'ombre à celles et à ceux qui défendent bec et ongle, les intérêts spécifiques des pays membres.
Les riches sont devenus d'une insolence rare. Ils devaient, pendant un temps, manoeuvrer dans les coulisses, se tenir officiellement éloignés des lieux de pouvoir, jouir de leurs privilèges dans des cercles fermés. Il n'y a pas de mal à être riche.
Aujourd'hui, ils copinent sans scrupule avec la nomenklatura politique. Ils se plaisent à faire entendre et comprendre qu'ils sont eux, les vrais décideurs. En leur qualité de producteurs de
richesses ils ont le droit de prétendre à une situation hégémonique, bien au-dessus des élus qui leur doivent le respect. Ils n'hésitent pas à les acheter et c'est en cela qu'ils sont
condamnables.
Le peuple, dans cette configuration nouvelle, n'a plus son mot à dire. Plus que jamais il doit se soumettre, de gré ou de force.
A Colmar, notre démocratie locale est malmenée depuis 1995, par un homme qui ne s'écoute que lui-même. Au sein de sa majorité faite de bric et de broc, on ne compte pas les personnes qui
souffrent d'être tenues pour des quantités négligeables. Je ne les plains pas. Elles ont fait ce choix. Mais c'est dire à quel point l'homme qui règne sur la ville n'a pas conscience que la ville
ne lui appartient pas, à lui, personnellement.
Les monarques ont la vie dure. Des têtes ont été coupées pour signifier qu'aucun homme n'a le droit de disposer des autres à sa guise. Elles repoussent régulièrement.
Nicolas Sarkozy est en plein délire monarchique.
Gilbert Meyer n'a pas la même étoffe, loin de là et heureusement, mais à sa place et à sa manière, il joue de son petit pouvoir en digne autocrate.
La situation politique est très dégradée. Aucun parti
d'opposition n'est en capacité de relever seul les défis auxquels nous sommes confrontés: violences urbaines, violences dans les rapports sociaux de toutes sortes, résignation, découragement,
sentiment d'écoeurement, jeunesse sans perspectives d'avenir, destructions massives d'emplois, dureté incroyable envers les demandeurs d'asile et les petites gens sans ressources, "flicage" à
tous les coins de rue, mise à mal de la nature et du cadre de vie, etc...
J'en appelle à celles et à ceux qui, quelle que soit leur appartenance partisane, ont conscience des enjeux dramatiques qui sont devant nous, à se retrouver, à unir leurs efforts pour combattre
ce qui doit l'être du côté des actuels détenteurs du pouvoir et pour bâtir sur des bases plus fraternelles, plus justes et plus respectueuses de tout être, une société au sein de laquelle le
dialogue et la négociation l'emportent sur l'autoritarisme d'individus imbus de leur pouvoir.
La beauté de notre univers et de nos vies ne mérite pas d'être massacrée. Nous avons l'ardente obligation de la préserver et l'intelligence nécessaire pour le faire. A condition de nous libérer
des griffes de ceux dont l'intérêt supérieur est de tout garder pour leur jouissance exclusive.
La liberté ne s'offre pas, elle se prend.
Bernard Rodenstein
"La situation politique française semble sans issue. Malgré les rodomontades de Fillon et Bertrand, les conservateurs français sont avec 28 % des voix dans une impasse politique (les autres partis conservateurs européens se situent plutôt aux alentours de 40%). IIs peuvent à peine compter sur une réserve de 7 à 8% à droite. A gauche le séisme provoqué par la chute du parti socialiste et l'envolée d'Europe Ecologie rendra très difficile la constitution d'un projet de gouvernement alternatif à celui des conservateurs. Car les socialistes seront incapables de s'intégrer dans un projet duquel ils ne sont pas le pivot. Et comment pourraient-ils revendiquer l'organisation de la gauche quand à Paris l'alliance écologiste fait le double des voix du parti socialiste-?...
Ces élections achèvent un cycle : celui de la modernité comme valeur et comme moteur de la vie politique
française. La modernité était une valeur centrale des partis de droite qui la mobilisaient au plan de l'efficacité économique et de l'ambition industrielle. Elle l'était aussi à gauche où elle
imprégnait autant au parti communiste qu'au parti socialiste l'idéologie et les luttes pour le progrès social en particulier celui de la classe ouvrière. Les conservateurs n'ont plus d'ambtion
économique pour leur pays, naviguant de dérégulation dévastatrices en tentatives maladroites de colmatage des brèches gigantesques ouvertes par la mondialisation dans la politique industrielle
européenne : toute idée de progrès disparaît à mesure que s'efface le souvenir des grandes aventures industrielles (Airbus, Arianne, le TGV, le nucléaire...) qui ont plus de 30 ans maintenant.
Les "progressistes" de leur côté ont renoncé au productivisme et même à la valeur libératrice du travail : ils en sont reduits à proposer de gérer les pénuries... Pénurie de travail, pénurie de
ressources, pénurie de projets. Les 35 heures sont devenues l'acmé de leur idéologie régressive.
Que reste-t-il alors ? Malheureusement pas grand chose, si ce n'est cette idéologie troublante qui sous-tend la percée des écologistes. S'y expriment à la fois un libertarisme bon-teint issu tout
droit de mai 68 et un libéralisme qui ne dit pas son nom. Ceux qu'on appelle les Lilis (libéraux-libertaires)... La relative neutralité de Cohn-Bendit vis-à-vis de Sarkozy (maladroitement
dénoncée par Bayrou) n'est pas seulement une stratégie politique, c'est aussi le reflet de cette convergence anti-moderniste : la pensée rousseauiste qui prône la sauvegarde ou le retour à un
état de nature s'accorde relativement bien d'une pensée libérale qui rejette les règles patiemment construites par la société moderne. C'est lidée même de modernité qui est remise en cause.
Faut-il continuer à avancer ? Pour beaucoup la réponse est non et la tentation grande de ne plus rien construire dans l'avenir. Il ne reste plus qu'à flotter dans un présent indéterminé et sans
projet si ce n'est une culpabilisation permanente.
Les grandes révolutions de notre Histoire entendaient remettre en cause les structures du passé, celle qui se dessine fait table rase de l'avenir. L'état d'indigence complète de la vie politique
française actuelle, l'absence complète de perspectives positives, l'abandon de tout projet collectif, le renoncement à toute ambition économique et industrielle, l'émergence des idées
anti-progressistes sont la marque d'une société en proie au nihillisme le plus profond. Et du rien, il ne peut rien en sortir de bon."
Texte emprunté à Xavier Théry (23 juillet 2009)
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